Tuesday , December 12, 2017

1/ Les tunnels de Cu Chi:

*/ Initialement créés par le Viet Minh sous l'Indochine française (le réseau faisait alors une vingtaine de kilomètres), ces tunnels ont été considérablement développés lors du conflit américano-vietnamienne pour atteindre environ 250 km. Les tunnels de Củ Chi ont été le lieu de plusieurs campagnes militaires pendant la Guerre du Vietnam, et étaient la base d'opération du Viet Cong lors de l’offensive du Tet de mau Than en 1968.
Connus comme étant l'un des points d'arrivée de la Piste de Ho Chi Minh, les tunnels ont été utilisés par les combattants du  FNL (Viêt Cong) en tant que caches durant les combats, de voies de communication, d'approvisionnement, d'hôpitaux, de réserves de nourriture, d'armurerie et de véritables quartiers où ils vivaient dans des conditions effroyables. Au plus fort de la guerre, ils abritaient 16000 personnes.
Déclarés par l'État-Major américain comme "zone overkill", toutes les tentatives armées pour neutraliser les tunnels ont échoué et aucune technique mise en œuvre ne viendra à bout de ce réseau (bombardements, défoiliants, napalm, utilisation de chiens et de rats des tunnels : commandos spécialisés dans les opérations "search and destroy" des tunnels).
L'importance de ce système de tunnels souterrains ne devrait pas être sous estimée dans la résistance que le FNL a opposée aux opérations américaines. Leur rôle dans l'arrêt de la guerre n'est pas négligeable.
*/ Le réseau de tunnels de Cu Chi a joué un grand rôle dans la guerre du Vietnam. Ils se situent au nord-ouest de Hô Chi Minh-Ville, à une quarantaine de kilomètres. Ils furent creusés dès la fin des années 1940 par des combattants déterminés mais sous-équipés face à des forces françaises puis américaines disposant d'artillerie, de bombardiers et d'armes chimiques.
S'étendant sur une quarantaine de kilomètres, ces tunnels permettaient aux zones contrôlées par le Viet-Cong de communiquer entre elles, lorsqu'elles étaient isolées dans des zones américaines ou sud-vietnamiennes. Ils servaient également d'abris à la population lors des attaques aériennes.
*/ Carte de la région de Cu Chi. En bas à droite on distingue l'aéroport de Saigon. La zone des tunnels est en rouge. Chaque trait noir représente un tunnel. Les lignes en bleu symbolisent les rivières.
Vers 1965, grâce à eux, le Viet-Cong pouvait se livrer à des attaques-surprise et s'évaporer sans laisser de traces. Les Américains décidèrent de frapper fort et transformèrent la zone de Cu Chi en ce qui fut appelé par la suite "la région la plus bombardée, gazée, défoliée et dévastée" de tous les temps par la guerre. Surnommée le "Triangle de fer", ils commencèrent par installer une vaste base dans le district de Cu Chi. Sans le savoir, ils la construisirent juste au-dessus d'un réseau de galeries. La 25° division mit des mois à comprendre pourquoi ses soldats se faisaient abattre le nuit sous leurs tentes.
*/ Puis, pour priver le Viet-Cong d'abris et d'approvisionnements, ils déversèrent des défoliants ("l'agent orange") sur les rizières, rasèrent une énorme superficie de jungle, évacuèrent et laminèrent les villages. Quelques mois plus tard, ils arrosèrent d'essence et de napalm la végétation asséchée. Mais l'humidité de l'air tropical associée à la chaleur intense déclenchèrent des pluies qui permirent au Viet-cong de survivre dans ces abris souterrains.
*/ Incapable de gagner cette bataille par des armes chimiques, l'armée américaine envoya des hommes à l'assaut des tunnels. Cette armée de "taupes" subit de lourdes pertes. Les Américains utilisèrent alors des chiens bergers-allemands spécialement dressés. Pour les dérouter, les soldats vietcongs mirent du poivre sur leur chemin. Ils se lavèrent avec du savon américain et revêtirent les uniformes de leurs prisonniers pour tromper l'odorat des chiens.
Les Américains déclarèrent alors Cu Chi "Zone de tir à volonté". Les GI's pouvaient faire feu sur tout ce qui bougeait. Des tirs d'artillerie avaient lieu de nuit, les pilotes pouvaient déverser leur surplus de bombes et de napalm avant de rentrer à leur base. Le Viet-Cong résista. A la fin des années 60, exaspérés, les Américains donnèrent l'ordre à leur B 52 d'en finir avec cette région. Les bombes détruisirent la plupart des tunnels et la campagne environnante. Néanmoins il était trop tard : les Etats-Unis se retiraient déjà de la guerre. Les tunnels avaient rempli leur mission.
*/ Dans ces tunnels, les soldats vietcongs vécurent dans des conditions extrêmement pénibles et essuyèrent de terribles pertes. Seuls 6000 des 16 000 combattants survécurent. Un nombre incalculable de civils périrent dans cette horreur.
Les villages du district de Cu Chi eurent droit à de nombreux honneurs. Le gouvernement les décora, les déclara "villages héroïques". Depuis 1975, de nouveaux hameaux ont été construits, et la population de la région a plus que doublé, atteignant aujourd'hui 200 000 habitants. La terre et l'eau contiennent cependant toujours des défoliants, et les récoltes demeurent bien maigres.
La section que nous avons visitée est celle de Ben Duoc. Ils ne s'agit pas de véritables tunnels mais d'une reconstitution précise pour les touristes. Elle permet de voir techniques simples et efficaces utilisées par les Viet-Congs pour rendre ces souterrains quasi indécelables. Ils camouflèrent les trappes de sortie en bois sous de la terre et des feuillages et en piégèrent certaines par des mines ou plus simplement par des pics metalliques acérés. Ils trouvèrent même le moyen de bâtir des issues secrètes sous l'eau des rivières. Ils préparaient leurs repas sur des cuisinières qui dégageaient leur fumée très loin du lieu de cuisson grâce à un système de conduits. Des trappes empêchaient les gaz lacrymogènes, la fumée et l'eau de se propager dans les tunnels. Ces tunnels font environ 1,20 m de haut sur 0,80 m de large. Ils débouchent parfois sur des salles servant de cuisines, de dortoirs ou d'infirmeries reconstituées.
*/ Entrée d'un tunnel
Les conduits d'évacuation des fumées
Salle de réunion
*/ Infirmerie
Chef Viet Cong
Coupe d'une section d'un tunnel
A proximité des tunnels a été érigée une vaste pagode. A l'intérieur, des milliers de noms sont gravés en lettres dorées sur les murs : ceux de toutes les victimes vietcongs morts lors de ces combats terribles.
*/ Tranche’e, boyau: giao thông hào
Python: con trăn
*/ A 35 kilomètres au Nord de Hochiminh ville, Cu Chi conserve le souvenir de l’un des exploits les plus extraordinaires des Vietcongs avec la piste Ho Chi Minh, celui des tunnels de résistance de Cu Chi.
Sous les Français, il y avait là une immense plantation d’hévéas appartenant à Michelin. Cette région, aux portes de la capitale du Sud-Vietnam, était le siège d'une très forte activité de résistance et de coups de mains dans la capitale.
Cette « manie » de creuser des tunnels ne date pas de la dernière guerre du Vietnam, mais des années 40, lorsque les premiers résistants avaient besoin de caches pour leurs armes. L’endroit était opportun, car le niveau de l’eau est ici assez bas et ne risquait pas d’inonder les tunnels. Le Cu Chi souterrain devint même en 1945 le quartier général du Maquis « D » du Viet Minh.
Pendant la guerre du Vietnam, le réseau de tunnels avait dépassé les 200 km, sur une superficie de 4 300 hectares : Un réseau complexe à plusieurs niveaux, et pouvant descendre à 7 m de profondeur. La profondeur minimum était de 3 m, de façon à pouvoir supporter le poids d’un tank de 50 tonnes ou l’impact d’une bombe de 100 kilos. Les dimensions du tunnel-type étaient de 60 à 70 cm de largeur sur 80 à 90 cm de hauteur seulement, et la forme du boyau était triangulaire. L’aération provenait de deux trous d’air creusés à une vingtaine de mètres du réseau. Des puits ont été creusés pour l’eau potable. On avait trouvé le moyen de faire de la cuisine sans que la fumée se propagea. Ce labyrinthe comportait de nombreuses sorties secrètes, des zones d’habitation, des entrepots, des fabriques d’armes, des hopitaux de campagne, des centres de commandement et des cuisines.
Pour survivre, le principe était simple, il suffisait « d"apprendre à marcher sans laisser d"empreintes de pieds, de parler sans émettre de sons, de cuisiner sans fumée et de se rendre invisible pendant toutes les activités extérieures ».
*/ Le plus important était de camoufler les accès, car les Américains connaisaient l’existence de ces tunnels, mais ne parvenaient pas à les localiser. La solution radicale utilisée par les Américains fût de déplacer toute la population de Cu Chi dans 180 nouveaux villages. Une fois la place nette, les B-52 purent arroser quotidiennement la région de 80 tonnes de bombes contenant des défoliants. On semait ensuite de l’ « herbe américaine », une herbe à croissance ultra-rapide qui empêchait la repousse des plantes indigènes. Ce n’était pas le seul avantage de cette herbe : Pendant la période chaude, elle sèchait très vite et toute nouvelle bombe y mettait le feu, découvrant théoriquement les camouflages. Cette politique eut pour effet de mobiliser les anciens habitants de la région, qui en nombre allaient gonfler les rangs de la résistance. Cela n’empêcha pas les Vietcongs d’établir à Cu Chi leur quartier général lors de l’offensive du Tet de 1968.
Aujourd’hui, une bonne partie de ces tunnels est éffondrée, mais on a reconstitué une section-type d’une cinquantaine de mètres. Le diamètre du tunnel a été agrandi pour permettre aux touristes d’y ramper.

2/ Le Temple – Cathédrale des Cadaoïstes à Tay Ninh:
Située à une centaine de kilomètres de Hochiminh ville, Tay Ninh, capitale de la province du même nom est le siège de la plus fascinante des religions vietnamiennes, le caodaïsme. Le temple-cathédrale Cao Dai est l’un des édifices les plus saisissants d’Asie.
La secte adepte du caodaïsme est connue sous le nom de Tam Ky Pho Do. Elle fût fondée en 1921 par Ngo Van Chieu, un fonctionnaire vietnamien, né en 1878 à Cholon. Ce passionné de spiritisme prétendait entrer en communication avec le « Palais Suprême »(Cao Dai), une entité suprême, combinaison de la plupart des philosophies religieuses séculaires de l’Orient et de l’Occident. Le Palais Suprême lui demandait de le représenter sous forme d’un oeil symbolique. Notre illuminé communiquait avec le Palais Suprême par le biais d’un panier divinatoire, dont le bec traçait « volontairement » des messages divins, que seuls les médiums initiés pouvaient interpréter.
Cet édifice fût construit à partir de 1927 par un conseiller colonial Le Van Trung, qui s’était converti au caodaïsme et avait obligé le fondateur de la secte à s’exiler.
Le caodaïsme devint à la mode dans les années 30, en se présentant comme une combinaison de doctrines et vénérant aussi bien : Sun Yat Sen, Jésus, Mahomet, Confucius, Lao Tseu, Quan Am, Jeanne d’Arc, Churchill, Victor Hugo ou l’astronome Flamarion...Dans les années 60, le nombre de ses adeptes était estimé à deux millions.
Le complexe comprend le grand temple, des bureaux administratifs, des logements pour les employés et les fidèles, ainsi qu’un dispensaire de médecine traditionnelle par les plantes. Les prières ont lieu quatres fois par jour, mais peuvent être suspendues durant le Tet. Quelques centaines de prêtres, vétus de blanc, participent aux prières en semaine ; ils sont des milliers les jours de fête.
L’ « oeil divin » orne le fronton de l’entrée.
La zone située au centre du sanctuaire, entre les colonnades, est réservée aux prêtres.
Une fresque dans le hall d’entrée présente les trois signataires de la « troisième alliance entre Dieu et l"Homme » : le révolutionnaire et homme d’Etat chinois Sun Yat Sen (1866-1925) tenant un encrier de pierre, tandis que le poète vietnamien Nguyen Binh Khiem (1492-1587) et Victor Hugo (1802-1885) écrivent respectivement avec un pinceau en chinois « Dieu et Humanité » et avec une plume en français « Amour et justice ».
Le grand temple est construit sur neuf niveaux pour symboliser les neuf marches menant au paradis. Au fond du sanctuaire, huit colonnes de plâtre, ornées de dragons multicolores, soutiennent le dôme représentant le paradis. Sous le dôme, une énorme sphère bleue parsemée d’étoiles porte « l’oeil divin ».
Le plus grand des sept sièges placés devant ce globe est réservé au pape caodaïste ( son siège est vacant depuis 1933). Les trois suivants sont ceux des responsables des livres contenant les préceptes de la doctrine. Les trois derniers sont destinés aux responsables des trois branches du caodaïsme, représentées par les couleurs jaune, bleu et rouge.
En haut, près de l’hôtel, l’on discerne à peine les portraits des 6 personnages clés du caodaïsme : Sakyamuni (le fondateur du bouddhisme), Ly Thai Bach (fée de la mythologie chinoise), Khuong Tu Nha (saint chinois), Laozi (Lao Tseu, fondateur du taoïsme), Quan Cong (dieu chinois de la guerre) et Quan Am (déesse chinoise de la miséricorde)

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